Les refuges LPO (Ligue pour la protection des oiseaux)
De quoi on parle ?
Face au déclin alarmant de la biodiversité, préserver et favoriser la nature dans nos espaces de vie est devenu essentiel.
Un refuge LPO est un espace, qu’il s’agisse d’un jardin privé, d’un parc public, d’une entreprise ou même d’un balcon, dédié à la protection de la nature. Les propriétaires ou gestionnaires s’engagent à y favoriser la biodiversité en adoptant des pratiques respectueuses de l’environnement.
Les avantages des refuges LPO
• Un impact positif sur la biodiversité : les refuges LPO offrent des habitats essentiels pour les espèces locales, favorisent leur reproduction, et soutiennent les populations d’espèces en déclin, notamment les oiseaux.
• Un espace de bien-être : ils ne profitent pas seulement à la faune, mais aussi aux humains. Ces espaces deviennent des lieux de ressourcement, où l’on peut observer la nature, se reconnecter à l’environnement et profiter d’un cadre de vie plus sain.
• Une contribution à la lutte contre le changement climatique : Les plantations et la préservation des espaces verts jouent un rôle dans la lutte contre le changement climatique. Les arbres et les plantes stockent le carbone, améliorent la qualité de l’air, et régulent les températures locales, contribuant ainsi à l’atténuation des effets du réchauffement climatique comme les îlots de chaleurs.
• Un Engagement pour l’Avenir : et c’est également faire un pas vers un avenir plus respectueux de l’environnement. En impliquant les jeunes générations, ces espaces deviennent des lieux de transmission des valeurs écologiques et d’éducation à la nature et le Musée est un lieu totalement adapté pour cette mission.
La gestion différenciée
De quoi on parle ?
La gestion différenciée est une méthode d’entretien des espaces verts qui s’adapte aux particularités de chaque espace en fonction de son usage, de sa biodiversité et de son rôle écologique. Ce concept, apparu dans les années 1990, vise à concilier les besoins esthétiques, récréatifs et écologiques dans la gestion des parcs, jardins, forêts urbaines et autres zones naturelles ou semi-naturelles.
Sur le site de l’île Moulinsart, cette pratique sera totalement adaptée. Une réflexion est en cours dans le cadre du prochain marché de gestion des espaces verts communautaires.
Les différents niveaux d’entretien
• Entretien intensif : Zones très fréquentées (abords du Moulin, du centre d’art et à proximité des aires de jeux). Ces espaces nécessitent environ 8 tontes par an pour maintenir un aspect soigné et agréable aux usagers.
• Entretien modéré : Zones entretenues régulièrement mais de manière moins intensive, comme la plaine ou certains espaces moins fréquentés. Environ 2 à 3 tontes par an suffisent. L’espacement des tontes permet à la flore spontanée de se développer dans certaines parties, favorisant ainsi la biodiversité tout en maintenant un usage récréatif.
• Entretien extensif (1 tonte par an) : Espaces peu fréquentés où une évolution plus naturelle est privilégiée. L’entretien y est minimal, ce qui permet de réserver au maximum la biodiversité et d’encourager le développement d’écosystèmes variés.
Les avantages écologiques et sociaux
La gestion différenciée présente de nombreux avantages, notamment :
• Préservation de la biodiversité : En réduisant l’entretien intensif et en favorisant la diversité des habitats, cette méthode contribue au maintien et au développement de la faune et de la flore locales.
• Réduction de l’empreinte écologique : Moins de produits chimiques, d’eau, de carburant et d’énergie sont nécessaires pour maintenir les espaces verts, ce qui réduit l’empreinte carbone de l’EPCI.
• Amélioration du cadre de vie : Les citoyens profitent d’espaces verts plus variés et plus riches en biodiversité, ce qui améliore leur bien-être et leur relation à la nature.
La gestion différenciée est une approche durable et pragmatique de l’entretien des espaces verts, qui répond aux enjeux environnementaux contemporains tout en permettant de rationaliser les coûts pour les collectivités. Elle permet de repenser la manière dont nous concevons et entretenons les espaces naturels et urbains.
Les Enrobés à « froid »
L’entretien et la réparation des routes sont des missions essentielles du service voirie de la Communauté de communes. Dans le cadre de son engagement dans un projet de territoire et un Contrat d’objectifs territorial, la Communauté de communes cherche à réduire l’empreinte environnementale de ses activités de réparation. Parmi les solutions disponibles, les enrobés à température abaissée ou « à froid » se distinguent par leur praticité et leur impact environnemental réduit.
De quoi on parle ?
L’enrobé « à froid » est un mélange de granulats et de bitume. Contrairement aux enrobés à chaud, qui nécessitent des températures élevées (environ 150-180°C) pour être appliqués, ces enrobés sont produits et appliqués à des températures plus basses (90-130°C). Cela réduit les besoins en énergie lors de leurs productions tout en garantissant une performance similaire à celle des enrobés à chaud.
Quels sont les avantages ?
• Facilité d’application : ces enrobés sont prêts à l’emploi, ce qui permet une mise en œuvre rapide et efficace. Ils sont particulièrement adaptés pour les petites réparations telles que le rebouchage des nids-de-poule et des fissures.
• Flexibilité : ce type de matériau peut être appliqué en toutes saisons et sous diverses conditions météorologiques, offrant une solution polyvalente pour l’entretien routier.
• Budget réduit : leur application est plus rapide et nécessite moins de matériel, ce qui en fait une option plus économique.
• Impact environnemental réduit : la production d’enrobés à température abaissée nécessite moins d’énergie que celle des enrobés à chaud, réduisant ainsi les émissions de CO2. De plus, certains produits sont fabriqués à partir de matériaux recyclés, ce qui augmente leur profil écologique.
Dans quels cas les utiliser ?
• Réparations temporaires : idéales pour reboucher rapidement les nids-de-poule et les fissures, permettant de maintenir la sécurité des routes en attendant des travaux de réfection plus complets.
• Travaux d’urgence : lors de situations nécessitant des interventions rapides (après une tempête, par exemple), les enrobés à température abaissée offrent une solution immédiate pour prévenir des dommages supplémentaires.
Quelles sont leurs limites ?
• Durabilité variable : leur longévité peut être inférieure à celle des enrobés à chaud, notamment dans des conditions de trafic intense.
• Adhérence :l’adhérence initiale peut être moins efficace, nécessitant parfois des traitements supplémentaires pour assurer une bonne liaison avec la surface existante.
Sur le terrain
En utilisant l’enrobé à température abaissée, un gain d’énergie notable a été réalisé, puisqu’il ne nécessite pas de chauffage au gaz. De plus, le mélange contenait 30 % d’agrégats recyclés. Cette solution a été appliquée sur une surface de 4 910m² en 2025.
Concernant les matériaux recyclés, les agents ont utilisé des granulats issus à 100 % de la démolition. Ces matériaux sont idéaux pour remettre en forme la bande de roulement sur les chemins ruraux non revêtus (300 tonnes ont été mises en place par les agents du service voirie).
Les enrobés « à froid » représentent une solution pratique et écologique pour l’entretien routier. Leur facilité d’application, leur flexibilité et leur impact environnemental réduit en font une option attrayante pour les réparations rapides et les travaux d’urgence. Cependant, il est essentiel de tenir compte de leurs limites et de choisir le bon contexte d’application pour maximiser leur efficacité et leur durabilité.
La gestion durable des forêts
De quoi on parle ?
Attentive aux problématiques environnementales et dans le cadre de son projet de territoire, la Communauté de communes a souhaité concilier, sur le site du bois de la Cornuère, un espace d’accueil sécurisé pour le public tout en assurant une gestion durable, profitable aux générations futures. Cela passe par la préservation de la biodiversité et la limitation des conséquences du réchauffement climatique, telles que les feux de forêt, hélas de plus en plus fréquents, même en Sarthe. Pour ce faire, la Communauté a pris la décision de faire appel à l’ONF en procédant au classement du bois sous le régime forestier. Ce régime permet d’établir un partenariat avec l’ONF, qui, au côté de la Communauté de communes, propriétaire, accompagnera celle-ci dans la mise en œuvre d’une stratégie de conservation et d’utilisation durable du bois.
Qu’est-ce que la gestion durable des forêts ?
La gestion durable des forêts repose sur trois piliers fondamentaux : écologique, économique et social. L’objectif est de concilier les besoins de production de bois, la protection de la biodiversité et les usages récréatifs des forêts, tout en garantissant leur régénération et leur pérennité.
• Le pilier écologique : la gestion durable implique la préservation des écosystèmes forestiers. Cela inclut la protection de la faune et de la flore, la gestion des ressources en eau, et la lutte contre les espèces envahissantes. Il s’agit également de s’assurer que les prélèvements de bois sont compensés par des plantations et une régénération naturelle suffisante.
• Le pilier économique : les forêts représentent une ressource économique importante, notamment à travers la production de bois. La gestion durable vise à exploiter cette ressource de manière à garantir sa disponibilité sur le long terme, tout en soutenant l’emploi local et les industries liées au bois.
• Le pilier social : les forêts publiques du moins le bois de la Cornuère sont également des espaces de loisirs, de détente et de culture. La gestion durable tient compte des attentes des citoyens et des communautés locales, en favorisant l’accès aux espaces naturels tout en régulant les usages pour éviter la surexploitation des ressources.
Des travaux et des coupes pourront ainsi être réalisés, non seulement pour améliorer la qualité du peuplement forestier, mais également pour sécuriser les lieux. Les arbres en déclin seront parfois valorisés économiquement, parfois conservés (en arbre mort), et contribueront ainsi au renouvellement de la forêt tout en maintenant l’équilibre écologique si précieux.
L’ambition est claire : préserver cet espace comme un lieu de promenade et de détente, intégré au tracé d’une des boucles villageoises de la Communauté de communes, et apprécié par les habitants, randonneurs, joggeurs, familles et visiteurs du territoire.
Le retrait gonflement des argiles
Un phénomène naturel qui touche de nombreuses communes et impacte fortement les bâtiments.
De quoi on parle ?
Le phénomène de retrait-gonflement des argiles fait partie des aléas naturels les plus courants en France. Pourtant, il reste peu connu du grand public. Il touche les sols composés d’argiles qui se rétractent en période de sécheresse, puis gonflent à nouveau lorsque l’humidité revient. Ces mouvements du sol, parfois de plusieurs centimètres, peuvent fragiliser les bâtiments et provoquer fissures, déformations ou affaissements.
Dans un contexte de changement climatique, ce risque s’accentue : les épisodes de sécheresses intenses, suivies de fortes pluies, deviennent plus fréquents, rendant les sols encore plus sensibles.
Conséquences pour les habitants et les collectivités
• Fissures dans les murs, planchers ou dallages.
• Portes et fenêtres qui se coincent.
• Réparations coûteuses, souvent longues,
• Difficultés d’assurance en cas de sécheresses répétées.

Le territoire du Val de Sarthe n’est pas épargné par ce phénomène. Pour mieux le comprendre et permettre aux habitants de se situer, une carte des zones d’aléas a été réalisée. Elle présente le niveau de risque (faible, moyen, fort) à l’échelle de la Communauté de communes.
Le risque d’inondations
Un phénomène naturel qui touche de nombreuses communes et impacte fortement les bâtiments.
De quoi on parle ?
Les inondations font partie des risques naturels majeurs qui touchent régulièrement le territoire. Elles peuvent prendre plusieurs formes : crues des rivières, ruissellement lors d’orages intenses, remontées de nappe, ou encore débordement des réseaux d’eau pluviale. Ces phénomènes peuvent survenir rapidement, provoquer des dégâts matériels importants et mettre en danger la population.
Qui est concerné ?
Certaines zones sont particulièrement exposées en raison de leur proximité avec la Sarthe ou de la configuration du terrain.
Retrouvez les cartes du risque inondation sur notre territoire : télécharger.
Ces cartes permettent d’identifier les secteurs sensibles et d’adapter ses comportements en conséquence.
Les défis actuels
La gestion du risque inondation devient un enjeu majeur pour les collectivités comme pour les habitants :
• Changement climatique : les épisodes pluvieux extrêmes sont plus fréquents et plus soudains. Ils entraînent des crues rapides et difficiles à anticiper.
• Imperméabilisation des sols : l’extension des zones urbaines limite l’infiltration naturelle de l’eau et augmente les phénomènes de ruissellement.
• Protection des habitations et infrastructures : adapter les bâtiments, moderniser les réseaux d’eau pluviale et renforcer les digues ou zones d’expansion de crue devient indispensable.
• Culture du risque : mieux informer les habitants et développer des comportements adaptés permettent de réduire les impacts humains et matériels.
Les bons gestes à adopter
• Avant l’inondation
– Se renseigner auprès de la mairie sur les types de risques et les lieux d’hébergement.
– Faire diagnostiquer la vulnérabilité de son logement.
– Préparer un kit d’urgence 72h (eau, nourriture, médicaments, lampe, documents).
– Prévoir les protections : sacs de sable, barrières, matériel pour surélever les meubles.
– Identifier ou aménager une zone refuge à l’étage.
• Quand l’inondation est annoncée
– S’éloigner des cours d’eau et reporter tous les déplacements.
– Ne pas aller chercher les enfants à l’école ou à la crèche.
– Suivre les informations Météo-France et Vigicrues.
– Installer les protections sans se mettre en danger et mettre en hauteur les produits polluants.
– Couper gaz, électricité et chauffage si possible.
– Se réfugier en hauteur avec son kit d’urgence.
– Ne pas descendre dans les sous-sols ou parkings.
• Pendant l’inondation
– Ne pas prendre sa voiture (30 cm d’eau suffisent à l’emporter).
– Limiter les appels pour laisser les réseaux disponibles aux secours.
– Rester à l’abri et n’évacuer que sur ordre des autorités.
– Rester à l’écoute des consignes officielles (radio, alertes).
Face à l’intensification des phénomènes climatiques, mieux comprendre le risque inondation est essentiel pour renforcer la sécurité de tous. La connaissance du territoire, la prévention à l’échelle locale et l’adoption des bons comportements permettent de réduire fortement les impacts.
Ensemble, habitants et collectivités, nous pouvons développer un territoire plus résilient et mieux préparé.
2050 – 2100 : Évolution des températures
Avec le changement climatique, la Sarthe connaît déjà des étés plus chauds et des épisodes caniculaires plus fréquents. Les projections climatiques montrent que cette tendance va s’accélérer dans les prochaines décennies, avec un impact direct sur notre santé, nos modes de vie et nos activités.
Quelles températures en 2050 ?
Selon les scénarios du GIEC et les analyses régionales (DREAL Pays de la Loire) :
• +1,5 à +2,5°C en moyenne annuelle par rapport à aujourd’hui.
• Des vagues de chaleur plus longues et plus intenses.
• Entre 15 et 25 jours de canicule par an, contre 3 à 5 aujourd’hui.
• Des nuits beaucoup plus chaudes, rendant la récupération plus difficile.
• Des impacts sur la santé, l’agriculture et la disponibilité en eau.
En résumé : 2050 marque déjà un basculement vers un climat plus chaud et plus sec en été.
Quelles températures en 2100 ?
Tout dépendra de la capacité mondiale à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
• Scénario optimiste (réchauffement limité)
– +2 à +3°C en moyenne annuelle.
– De fortes chaleurs, mais encore maîtrisables grâce à l’adaptation.
• Scénario pessimiste (fortes émissions)
– +3 à +4°C en moyenne annuelle.
– Jusqu’à 40 à 60 jours de canicule par an.
– Des températures pouvant dépasser 45°C lors des pics estivaux.
– Des sécheresses estivales plus longues, alternant avec des pluies violentes.
L’été 2003 deviendrait alors un été “normal” à la fin du siècle.
Qui est concerné en Sarthe ?
L’ensemble du département est touché, avec des effets plus marqués :
• Zones urbaines, où les matériaux accumulent la chaleur (îlots de chaleur).
• Communes rurales sensibles à la sécheresse et au manque d’eau.
• Populations vulnérables : personnes âgées, enfants, personnes malades.

Les défis à relever
• Adapter les bâtiments (isolation, végétalisation, ventilation).
• Renforcer les îlots de fraîcheur : arbres, ombrages, eau en ville.
• Préparer les services publics aux fortes chaleurs (écoles, EHPAD, équipements sportifs).
• Préserver les ressources en eau pour les usages essentiels.
• Sensibiliser les habitants aux bons gestes en période de canicule.
Le Val de Sarthe de 2050 et 2100 sera plus chaud, plus souvent en canicule et plus exposé aux pics de chaleur.
Mais en adaptant dès maintenant nos bâtiments, nos espaces publics et nos pratiques, nous pouvons rendre le territoire plus résilient, plus agréable et mieux protégé pour tous.

|
|
Créer son refuge LPO
Cliquez ici pour créer votre refuge LPO dans votre jardin, sur votre balcon…
|